Dans le Zen, un Mondo est un échange entre un disciple et son maître ( de Mon: question, et Do: réponse). Certains mondos sont célèbres et illustrent la transmission du zen « de mon âme à ton âme ». La réponse du maître, qui va au-delà de la question, prend parfois une forme énigmatique et déroutante au premier abord.

Gasho, c'est l'esprit religieux.Dans la religion traditionnelle, on s'incline devant Dieu et l'on crée une séparation entre Dieu et soi.

Mushin: non-pensée. Le professeur Suzuki a beaucoup écrit sur mushin. C'est « non-pensée », «inconsciemment», «mental sans pensée, non-pensée ». C'est l'essence du zen.

La voie du milieu ne consiste pas à se trouver entre deux jolies femmes et embrasser l'une et l'autre. Non, ce n'est pas cela.

Je vais essayer, mais c'est difficile. Dans la tradition, les maîtres ne l'enseignaient jamais. Dans le yoga, c est la première chose qu'on apprend.

Je n'en sais rien. Dans le bouddhisme, Dieu, Bouddha et le démon ont parfois le même visage. Il n'y a pas de dualité entre Dieu et le démon, pas de séparation. Ils ont le même visage.

La main gauche placée sur la main droite est la position la meilleure pour se concentrer et éviter la dispersion de l'énergie.

Pour chacun c'est différent. Il faut que vous trouviez votre moyen. Les débutants doivent se concentrer un peu consciemment. Si vous continuez, vous pourrez le faire inconsciemment.

Bonne question. Zazen et la mort ne sont pas pareils. La mort signifie cesser de respirer. Tandis qu'en zazen on se concentre sur la respiration. Il n'y a pas de relation.

Pratiquer zazen seul est difficile car l'atmosphère du dojo, la présence du Maître et des disciples sont une aide précieuse pour la méditation.

Dogen a écrit deux volumes sur le kesa. Zazen est l'essence spirituelle du zen. Le kesa en est l'essence matérielle.

C'est un point très important. Il y a trois choses capitales pendant zazen; la posture, la respiration, l'attitude de l'esprit. C'est le principe du zazen : la conscience.

Ce sont les paroles du Maître, l'éducation par des mots très simples que le disciple doit comprendre par son intuition, et non par son cerveau ou son savoir.Dans l'école Rinzai on a fait

C'est zazen. Mu veut dire « rien », mais ce n'est pas une notion négative. Mu n'est pas relatif au fait d'exister : c'est « rien ».

La dimension ultime dans les profondeurs de l'être, la dimension suprême de la vie est conscience et amour universel. Ils ne peuvent exister l'un sans l'autre.

Je n'ai pas dit que vous deviez vous dire: « Il faut que j'observe mon mauvais karma. Je suis un obsédé sexuel. Sensei l'a dit...

Difficile à expliquer. Il faudrait pour cela une conférence entière. Le bodhisattva est un Bouddha vivant.Dans le bouddhisme Mahayana, on ne redoute pas l'enfer.

Cette question revient très souvent! Quand vous vous mariez, c'est la même chose. Il est parfois nécessaire pour l'homme d'avoir une loi, une morale.

Jihi est la compassion. L'amour a beaucoup de degrés, de formes. L'amour universel est le plus profond.

Vous devez vous concentrer sur les actes de la vie quotidienne quand vous êtes dans le lit avec votre femme, concentrez-vous sur elle. Si vous pensez au zazen à ce moment-là, c'est mauvais.

Si on ne travaille pas manuellement, on devient trop intellectuel. Les professeurs sont trop intelligents et ils deviennent un peu fous.

Pendant zazen, si vous n'avez pas de but, si vous n'espérez aucun profit, vous êtes mushotoku. Si vous recevez un profit sans l'avoir désiré, c'est bien.

Dans le bouddhisme tibétain il est toujours question de compassion mais la sagesse aussi est nécessaire. L'une sans l'autre ne peut être authentique.

Juste se toucher. Ne pas presser trop fort. Il faut que les mains soient perpendiculaires au ventre. Elles expriment la condition de la conscience.C'est très délicat.

Tout le monde pense à son ego. Les gens voudraient comprendre et ne le peuvent pas complètement. Ils y pensent par égoïsme.

C'est la foi, le roi du samadhi. Le karma passé prend fin. Il apparaît, réapparaît, il faut le laisser passer.

Ce monde existe. Exister ou ne pas exister reste un problème métaphysique. La réalité est un problème physique. Et il est difficile de comparer les deux choses.

L'esprit mushotoku est important. «Il faut que j'aille au Paradis, il faut que je renaisse dans une prochaine vie », pas la peine de penser ainsi.

Oui, tout est impermanent, même l'ordre cosmique. Tout change.

En dernière analyse, on ne peut différencier le bien et le mal. C'est une distinction qui relève du point de vue moral. Un robot pourrait faire le bien et le mal suivant son programme.

Quand vous regardez une pomme peinte, savez-vous si elle est bonne ou pas? Certains disent qu'on ne peut pas la manger.

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Voici quelques deux-cent mondos (questions-réponses) entre Maitre Taisen Deshimaru et ses disciples.


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Questions au maitre zen Kosen

Boddidharma, moine bouddhiste indien, fondateur en Chine de l'école Chan, courant contemplatif du mahāyāna, devenu le Zen.

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