chronique de la grande sagesse  d’après le Prajñā Pāramitā sutra - Un livre de Maitre KosenD’après le Prajñā Pāramitā sutra

Le nouveau livre de Maitre Kosen vient de paraitre. Cet ouvrage est issu de l’enseignement oral donné dans le Temple Zen Yujo Nyusanji, pendant zazen, à partir de l’année 2009.

Ce que Maître Kosen cherche ardemment à communiquer, c’est la valeur incommensurable du zazen, la pratique de la méditation assise, l’essence de la pratique des bouddhas, qui lui a été transmise par son maître Taisen Deshimaru.

Laissez-vous porter par le fil conducteur de la parole de Bouddha, par les premiers mots de la Prajñā Pāramitā, le sutra de la Grande sagesse. Laissez-vous imprégner de ce qui est essentiel dans la méditation, au-delà du temps, au-delà de vous-mêmes.

Vous pouvez acheter le livre Chronique de la Grande Sagesse au bas de cette page.


Extrait de la Chronique de la Grande Sagesse

Pour les jours qui viennent, j’ai préparé un enseignement qui explique quelles sont les raisons pour lesquelles le Bouddha a enseigné et ce qu’il a voulu enseigner. C'est ce que je vais essayer de vous transmettre, si le bruit de la pluie sur ce toit métallique n’est pas trop fort.

Sutra des sutras

Il existe un sutra chanté par tous les bouddhistes, que l’on nomme l’Hannya Shingyo. On le traduit souvent par « sutra du cœur ».
Quand je dis « tous les bouddhistes »... L’estimation de la population bouddhiste est très aléatoire, difficile à recenser et son chiffre oscille entre trois cent cinquante millions et un milliard sept cents mille individus selon les critères de référence. Il y a tellement d’approches et de formes différentes des enseignements du Bouddha. On pense Mahayana, Hinayana, Theravada, mais il faut compter aussi toutes les influences et les mélanges locaux, par exemple avec le Taoïsme, le Confucianisme, le Shintoïsme, d'autres religions ou philosophies traditionnelles chinoises ou japonaises, le chamanisme tibétain, l'animisme... Il faut aussi compter les pays communistes, où le bouddhisme est officiellement interdit mais où il continue d’être pratiqué, de moins en moins clandestinement d'ailleurs. Certains estiment que dans ces conditions la Chine populaire (Tibet compris), compte environ quatre-vingts pour cent de pratiquants (réguliers ou occasionnels) parmi sa population. Il ne faut pas oublier non plus que le bouddhisme s'est implanté en Occident où sa popularité se développe depuis le début des années cinquante.
Cet Hannya Shingyo est l'hymne qui rassemble toute cette population, c'est le cœur des six cents volumes de la Mahā prajñā pāramitā, le Sutra de la Grande Sagesse, c'est l'enseignement fondamental du Bouddha Sâkyamuni légué à la communauté humaine.

En France, nous possédons vraisemblablement la meilleure traduction de ce texte depuis celle de Kumarajiva qui vécut de 334 à 417 ap. J-C en Chine. Cette traduction française comporte environ deux mille cinq cents pages des traductions comparatives du tibétain, du chinois, du sanscrit, du pali et beaucoup de commentaires. Ce travail colossal est l'œuvre d'Etienne Lamotte, un moine chrétien de l'ordre des jésuites, qui a impartialement accompli, tout simplement et tout humblement, un travail de traduction titanesque, répétant qu'il ne voulait en faire aucune interprétation personnelle ; il essayait de traduire le plus fidèlement possible, d'après tous les documents qu’il possédait. Il n'a jamais pris parti idéologiquement, et il a même abandonné tout préjugé chrétien qu'il aurait pu avoir, même si le christianisme n’est en fin de compte pas incompatible avec le bouddhisme. A la fin de sa vie ce moine avait certainement un très grand respect pour le bouddhisme dont il avait saisi le sens mieux que quiconque. Alors, pour cette tache fabuleuse, pour le trésor qu’il nous a légué, je tiens à le remercier du fond du cœur. C’est une chance inestimable que cet homme ait existé et ait fait ce travail pour notre culture et notre compréhension du bouddhisme d’une part, et de l’autre, pour notre patrimoine francophone.

Mahā Prajñā Pāramitā sutra, « sutra de la grande sagesse » : c'est ce texte que je vais utiliser comme support à l’enseignement que je partagerai avec vous.
Pourquoi enseigner ?
Pourquoi le Bouddha a-t-il enseigné?
Pourquoi les patriarches ont-ils enseigné?
Pourquoi les maîtres enseignent-ils?
Pourquoi certains n'ont pas véritablement réalisé grand-chose, mais malgré tout désirent absolument être des maîtres zen et avoir des disciples?
Pourquoi est-il possible, si on est sincère et pur, d'enseigner sans égoïsme, même si on n'a pas vraiment réalisé grand-chose?

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Chronique de la Grande Sagesse, par Maitre Kosen, Stéphane Thibaut
Titre:
Chronique de la Grande Sagesse, par Maitre Kosen

219 pages, aux Editions l'Oeil du Tigre - Parution Juillet 2017

Prix: 
15,00 €

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Boddidharma, moine bouddhiste indien, fondateur en Chine de l'école Chan, courant contemplatif du mahāyāna, devenu le Zen.

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