Kusen donné lors du camp d'été 2003

Le but du camp d'été, l'objet du camp d'été, c'est de pouvoir approfondir la pratique de zazen. On répète tout le temps : "Dans le zen, il n'y a pas de but." C'est très important de définir son but. Pourquoi je fais ça? Pourquoi je viens là? Et je me rends compte que beaucoup de gens visent une chose et vont dans une autre direction.

Donc le camp d'été, c'est désirer (on dit qu'il ne faut pas avoir de désir, mais il faut savoir ce qu'on désire!), c’est désirer pratiquer zazen plus profondément, plus intensément, et pour les débutants, découvrir ce qu'est le zazen.

Alors quand on veut obtenir quelque chose, il ne faut pas se détourner de son but, commencer à chercher dans un sens, puis après regarder ailleurs, changer de direction et après se dire : "Ah bien non, c'est ça que je veux", sans ça on ne peut jamais rien obtenir.

Donc d'abord définir son but, son désir, et ensuite se donner toutes les possibilités de le réaliser. Le camp d'été, c'est essayer de se donner le maximum de possibilités pour pratiquer zazen dans les meilleures conditions. On doit favoriser ça et essayer de trouver la manière dont on va être le mieux possible.

 

Il faut bien comprendre que : par exemple ici la nourriture est bonne, saine, en majorité végétarienne, cuisinée par des gens qui connaissent un peu la diététique, mais on ne vient pas ici pour bouffer. On peut utiliser cette nourriture pour nous aider à la pratique. Si on mange trop, ça va nous déranger, donc on va s'éloigner du but qu'on s'est fixé.

Parmi les personnes qui sont venues, un peu de tous les pays, certaines vont nous intéresser plus que d'autres. On a l'occasion de se rencontrer, de se connaître, de jouir du plaisir de la compagnie d'autres personnes intéressantes, sympathiques et qui plus est, qui ont apparemment le même but que nous puisqu'elles viennent pratiquer aussi le zen. Mais nous ne sommes pas venus là pour rencontrer des gens.

Parfois on vient en famille, parce que c'est la meilleure possibilité pour nous pour venir, parce qu'on ne peut pas laisser les enfants. Parfois même des conjoints, qui ne sont pas passionnés par le zazen, accompagnent leur femme ou leur mari, ils viennent pour favoriser la pratique de leur partenaire, c'est très généreux. Donc parfois on vient avec le mari, la femme, les enfants, mais on ne vient pas pour passer des vacances en famille, on amène la famille parce que c'est la meilleure façon pour nous de pouvoir pratiquer zazen.

Donc tout est comme ça, pendant le camp d'été. On est libre.

Si la confrontation avec vous-même est un peu difficile, vous pouvez fumer, une bonne cigarette peut vous détendre. Il y a même un bar, un peu de musique pour danser, pour enlever éventuellement les tensions générées par le zazen. On peut même boire un peu d'alcool. Tout est à notre disposition, mais évidemment on n'est pas venu ici pour aller au bar ou en boîte de nuit ou pour trouver un partenaire sexuel.

En fait, on pourrait garder seulement le dojo et gommer tout le reste, seulement le zazen dans le dojo est important ici, pendant ce mois d'août, on a l'occasion véritablement de découvrir et d'approfondir la pratique. Et même en dehors de zazen, on est encore concentré sur le zazen, on se prépare, on se met dans les meilleures conditions, on peut se faire des massages, faire du yoga.

 

Maitre Kosen,

le vendredi 1 août 2003

 

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