Accueil/ Le zen/ Enseignements/ Mondos (question-réponse)/ Zazen et mémoire

Zazen et mémoire

Maître Kosen – Publié le 11 mai – zazen

Question

Après avoir pratiqué zazen, je me sens plein d’énergie et équilibré, presque entre passivité et détachement, mais ma mémoire semble bloquée. J’ai du mal à me rappeler les noms et les faits de ma vie quotidienne. Autrement dit, je mets du temps à me souvenir. Est-ce parce que je ne me concentre pas assez sur le hara et trop, inconsciemment, sur la posture ?
Est-ce parce que mon esprit n’est pas mushotoku, ou parce que j’ignore le véritable shikantaza ?

Anonyme

Réponse de maitre Kosen

Merci pour votre question. Vous avez raison, moi aussi, je remarque parfois que ma mémoire devient de plus en plus sélective et que j’oublie. Je dois faire toute une gymnastique mentale pour me rappeler le nom d’un acteur ou d’un film…
D’un autre côté, ici, au dojo, certains étudiants pratiquent tous les jours, et zazen ne les a jamais empêchés d’avoir d’excellentes notes à leurs examens.
Ce n’est donc pas tant zazen : ce sont plutôt les personnes qui sont différentes et dont la disposition mentale s’est développée dans un sens ou dans un autre. Je suis plus contemplative qu’intellectuelle et, finalement, beaucoup de choses n’ont pas tant d’importance, si ce n’est une importance sociale.
On dit que, lorsqu’une personne atteint l’état de bouddha, elle peut se souvenir de ses vies antérieures. Mais en vérité, ses vies antérieures sont sans substance, seulement une production conditionnée du karma. Et finalement, dans le zen, se souvenir de ses vies antérieures, c’est retrouver la mémoire de sa nature originelle et développer l’intuition de Prajna, qui appartient à notre être véritable.
Par ailleurs, je crois que le seul fait de penser que vous n’êtes pas mushotoku signifie que vous l’êtes déjà…
Cordialement, bon zazen.







Kosen


Voir tous les mondos