Question
Depuis que je pratique le zen, je me sens beaucoup mieux. C’est un bonheur sans fête, comme quelque chose
que j’aurais toujours su sans y avoir prêté attention. Les décisions qui changent
le cours de ma vie semblent plus faciles à prendre.
Cette année, j’ai même décidé de reprendre mes études. Depuis, j’ai moins de
temps pour ma famille, ma femme et mes enfants, et cela me culpabilise.
Par exemple, cette semaine, je voulais aller à une sesshin, mais comme j’ai eu si peu de temps
pour eux, ils ont protesté. Je me suis un peu disputé avec ma femme et, maintenant, je ne
me sens pas bien à l’idée d’aller à la sesshin. J’ai décidé de ne pas y aller, mais cela me fait aussi me sentir mal.
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà été confrontée à un dilemme comme celui-ci ?
Comment vous sentiez-vous ?
Anonyme
Réponse de maitre Kosen
On utilise souvent l’énergie que procure zazen pour faire davantage de choses dans sa vie, et c’est dangereux lorsqu’on a déjà une vie établie avec une famille. Il faut de la sagesse, la sagesse qui naît de zazen. Ne pas penser « ceci est bien, cela est mal », mais être juste envers soi-même et envers les autres, et c’est très difficile. Alors, organisez votre vie : sachez bien à l’avance quand ont lieu les sesshins et prévenez votre femme. Le week-end suivant, faites quelque chose d’exceptionnel avec votre famille. Ce problème ne s’est jamais posé à moi, parce que zazen est toujours passé en premier et que mes enfants l’ont reçu d’une certaine façon, même s’ils n’aiment pas vraiment ce zazen qui leur a volé leur mère.
Kosen