Question
Suite à la lecture de : "Question : « troublé » De - 26 Octobre 2013 Je suis troublé par le monde politique tel qu'il est maintenant, je ne comprend plus qui est qui, il n'y a aucun projet concret, on ne sait plus qui est de droite qui est de gauche et le monde se dégrade sensiblement un peut plus chaque jour, j'ai peur... "
Lisant cette question et la réponse que vous lui avez adjointe, il m'est revenu les premières strophes du Shin Jin Meï."1)La vrai voie, l'essence de la Voie, n'est pas difficile, mais nous ne devons pas ne pas aimer ou choisir. 2)Si nous ne haïssons ni n'aimons, elle(la voie) apparaît clairement distinctement, comme l'entrée d'une caverne à flanc de montagne. 3)S'il se crée une différence de la grosseur d'un atome, aussitôt une distance infinie sépare le ciel de la terre" trad. Maître Deshimaru.
Revenir en arrière, aller de l'avant, adhèrer, se retirer... Peut-on réellement suivre la voie de Bouddha et s'attacher au monde? Pas seulement à un niveau politique, mais dans la vie quotidienne la plus banale? Mais dans le monde, ne pas aimer ou ne pas choisir, n'est-ce pas de l'indifférence? Ou alors du détachement? Si tout n'est qu'épiphénomène (et donc de fait privé de "réalité", comme les cinq agrégats...), que peut bien signifier, aimer, ne pas aimer, choisir ou... craindre? Je comprends pas trop vos préoccupations à l'égard de ce monde, et comme vous êtes maître zen, et comme vous êtes un bouddha, j'en déduis donc que je ne comprends rien au zen, ni au bouddhisme... Ou bien?
Gassho.
machin
Réponse de maitre Kosen
Ha! ha! ha! Le zen c'est zazen, la grande voie c'est zazen, Le reste c'est du théatre. Mais dans une piece de théatre si on ne choisi pas, si on aime pas, ne hait pas on se fait chier.
Tozan ne parlait pas de politique ni de théatre mais du zazen.
Kosen