Question
A la question de Ghislain du premier avril 2004, qui se demande si la pensée de l'homme ne serait un rempart contre sa véritable nature, vous répondez: Dans la mesure où elle est utilisée sans contrôle, la pensée humaine peut devenir un rempart contre sa vraie nature. La non pensée est à l'origine de la pensée des bouddhas.....
Je passe rapidement sur le fait que s'imaginer être hors de sa propre nature, c'est considèrer que c'est la nature d'un autre que moi, humain qui agit... Celle d'un autre animal, ou d'un extra terrestre sans doute... Pourtant Maître, selon la manière dont je définis ce qu'est la nature humaine, une pensée est soit "nature" soit obstacle à ce qui est "nature" en ceci que si je pense l'homme comme "ceci" je ne peux pas le penser "autrement". Ce qui est "autre" est donc "obstacle" à ce qui est ma pensée sur la nature humaine. Toute pensée sur la nature humaine 'est pour celui qui la détient nature et en cela rempart contre toute autre définition de la nature humaine. Il n'y a de pensée qui ne soit pensée combattant le hors- nature. Dit autrement, toute pensée est en même temps tout ce qui n'est pas elle et qu'elle condamne. Dis encore autrement toute pensée existe pour condamner ce qu'elle n'est pas, c'est même là sa raison d'exister. En de hors de la non pensée qui est à l'origine de la pensée des bouddha, y-a-t'il quoique ce soit qui vaille? Y-a-t'il VRAIMENT quoique ce soit qui vaille?
machin
Réponse de maitre Kosen
La pensée humaine est plus complexe que cela, pour la bonne raison qu'il y a deux hémisphères cérébraux séparés par un corps calleux et que ces deux hémisphères appréhendent la réalité d’une manière totalement différente.
Sans oublier qu’il y a également une conscience du cerveau moyen et une base d’information faramineuse dans le cerveau reptilien. Non, non je n’oublie pas la conscience et l’ouverture du cœur, ni non plus de placer mon attention dans le Hara. Pour cette bonne raison il n’est pas si facile d’allier la nature et la raison en un tout harmonieux. Transcender une telle complexité au travers de la pratique cela s’appelle l’éveil.
Kosen