Question
Je réalise que le zen ne supporte pas le compromis, qu’il ne se pratique pas à moitié, mais implique un engagement total dans la pratique, au dojo comme dans tout le champ du quotidien. Cet engagement m’est bénéfique, mais me confronte directement aux peurs que j’enfouissais auparavant à coup de substances psychotropes : peur de la mort, de la perte des êtres aimés, peur de la maladie et de la souffrance. Je suis quelqu’un de fragile, et cette confrontation est à l’origine d’une douleur mentale que je ne réussi pas toujours à gérer, malgré la pratique de Zazen. Avez vous un conseil à me prodiguer pour surmonter ces épisodes qui confinent à la panique et qui, me submergeant régulièrement, freinent encore une pratique que tout mon être ressent comme une impérieuse nécessité ? PS : je me tourne vers vous car le dojo dans lequel je pratique n’a pas la chance d’être habité par la présence d’un maître de la transmission. Merci
Frédéric
Réponse de maitre Kosen
Continuez une pratique régulière du zazen et organisez vos journées de manière stricte afin de ne pas perdre votre temps, c’est-à-dire en alternant dans votre journée les phases actives et passives en parfaites complémentarités. Vivant pleinement chacune d’elles dans son intensité. Ainsi les déséquilibres disparaîtront.
Kosen