Accueil/ L’association ABZD/ Maître Kosen

Maître Kosen

L’un des plus proches disciples et successeurs de maître Deshimaru, maître Kosen a contribué largement à la poursuite du développement de la mission de son maître en Europe, ainsi qu’en Amérique latine. Il a rassemblé autour de lui la Kosen sangha et fondé le premier temple zen en Argentine, Shobogenji, et le temple zen Yujo Nyusanji en France.

Maître Kosen en posture de zazen.

Inutile d’espérer trouver chez maître Kosen la moindre trace de conformisme, d’attitudes convenues ou de comportements stéréotypés : il n’y en a pas. Maître Kosen est de la lignée des grands maîtres iconoclastes, libres de tout carcan, affranchis de tout dogme et toujours déroutants.

Stéphane Kosen Thibaut, né à Paris (France) en 1950, est le fils de Gilles Thibaut, trompettiste de jazz de talent et parolier à succès, et de Josiane Philippe (Josy Thibaut), psychologue et professeure à l’École des Hautes Études, puis pionnière du Mouvement de libération des femmes (c’est finalement sur un coussin de méditation zen qu’elle continua son chemin de libération en devenant maîtresse dans l’art de la méditation).

Après des études primaires à l’école Decroly, Stéphane Thibaut n’était pas très inspiré par les cursus que lui proposait la société de l’époque. Porté par son milieu familial, il opta pour la musique et pour le théâtre et eut la chance d’entrer à l’École internationale de théâtre et de mime, école du théâtre par le mouvement, de Jacques Lecoq où il étudia pendant deux ans.

C’est après quelques tribulations et autres révélations spirituelles qu’il décide de s’enquérir d’un maître spirituel, qu’il rencontre à Paris en septembre 1969.

Il intégra alors l’école de l’immobilité : zazen, la pratique du zen, avec maître Taisen Deshimaru, l’homme qui venait de l’apporter en Occident, le Bodhidharma des temps modernes.

Dorénavant, il vouera sa vie à la pratique et suivra partout son maître, jusqu’à la mort de ce dernier, quinze ans plus tard. Il devient son disciple, rase sa tignasse de hippie et reçoit l’ordination de bodhisattva sous le nom de Kosen, puis celle de moine zen en 1971.

Maître Kosen recevant l'ordination de moine zen des mains de maître Deshimaru.

En 1984, maître Niwa Zenji, la plus haute autorité du zen Soto au Japon, authentifiant ainsi la mission de maître Deshimaru en Europe, lui remet – ainsi qu’à deux autres disciples proches du maître – le shiho, certification de la transmission du Dharma, qui fait de lui le 83ᵉ successeur du bouddha Shakyamuni dans la tradition Soto.

Il devient alors l’un des principaux responsables de l’enseignement du zen transmis par maître Deshimaru en Europe et en Amérique.

S’éloignant de Paris, il dirige de 1990 à 1993 le Dojo zen de Rennes, puis crée l’European Zen Center d’Amsterdam (Pays-Bas) de 1994 à 1999. Depuis 1999, il pratique et donne l’enseignement au Dojo zen de Montpellier.

La Kosen Sangha

C’est à partir de 1993, lors de son premier camp d’été en Suisse, à Obertschappina (Graubünden) que commence à se former la sangha (assemblée des disciples) qui le suit depuis lors : la Kosen Sangha. Il crée alors une association permettant au groupe de fonctionner : l’AVZD (Association du Vrai Zen de Deshimaru), devenue plus tard ABZD (Association Boudhiste Zen Deshimaru).

En 1999, avec l’aide de toute sa sangha, il fonde en Argentine le premier temple zen d’Amérique du Sud, le temple Shobogenji.

En Europe comme en Amérique du Sud, à Cuba comme au Canada, de nombreux disciples suivent son enseignement, de sesshin en sesshin, de continent en continent, formant sa sangha internationale.

En décembre 2008, la colonie du Caroux est achetée, elle devient le temple zen Yujo Nyusanji, situé dans le parc régional du Haut-Languedoc, en France.

Maître Kosen anime des dojos toujours plus nombreux, donne des conférences, développe un site internet révolutionnaire et poursuit de multiples manières la mission de son maître : apporter à l’humanité le trésor du vrai zen.

Il nous a quittés en 2025, léguant à ses disciples la mission de continuer la pratique et la diffusion du zen.

Transmission

Tout au long de sa mission, de nombreux disciples ont reçu l’ordination de bodhisattva, nonne et moine.

Pour fortifier la transmission de ce trésor de l’humanité, il a certifié par le shiho quatre disciples de maître Deshimaru et huit de ses disciples, quatre femmes et quatre hommes.

En septembre 1993, il donne lui-même le shiho au nom de maître Deshimaru à certains des disciples de son maître qui forçaient son admiration : Barbara Kosen Richaudeau, André Ryujo Meissner et Édouard Shinryu Bacgrabski.

En 2002, il donne cette même transmission au nom de son condisciple maître Étienne Mokusho Zeisler, décédé très jeune, à Yvon Myoken Bec pour son travail remarquable dans les pays de l’Est et plus spécialement en Hongrie.

En 2009, dans son temple du Caroux, il a donné la transmission à ses disciples Christophe Ryurin Desmur et Pierre Soko Leroux, puis en 2013 à Loïc Kosho Vuillemin et en 2015 à Ingrid Gyuji Igelnick et Françoise Jomon Julien (France), Paula Reikiku Femenias (Suède) et Ariadna Dosei Labbate (Argentine).

En 2016, dans son temple de Capilla del Monte (Argentine), il a transmis le shiho à Toshiro Taigen Yamauchi.

Pour en savoir plus

Maître Kosen a écrit plusieurs livres sur le zen, voir la page dédiée.