Dans le Zen, un Mondo est un échange entre un disciple et son maître ( de Mon: question, et Do: réponse). Certains mondos sont célèbres et illustrent la transmission du zen « de mon âme à ton âme ». La réponse du maître, qui va au-delà de la question, prend parfois une forme énigmatique et déroutante au premier abord.

Si vous dites «J'ai le satori », vous êtes fou. Personne ne le sait. Moi, je n'en sais rien non plus. Jusqu'à la mort, on ne peut pas le savoir.

Il y a de nombreuses sortes de peurs. Par exemple, celle de manquer un examen: il n'est pas nécessaire de s'y attacher.

C'est votre foi. Mais certains n'y croient pas. Et comment aider ceux qui ne croient pas? C'est un grand problème.

Rien! Il ne faut pas avoir d'objet, ni désirer quoi que ce soit.

On dit qu'après la mort, nous rejoindrons Bouddha, que si notre vie a été exemplaire, nous irons au paradis. Ceci peut être une méthode pour aider les autres.

Quand le maître le permet, le pire peut devenir le meilleur. C'est le bouddhisme Mahayana. Les plus mauvaises passions, les plus mauvais bonnos deviennent source de satori.

Les pouvoirs magiques ne sont pas si difficiles à obtenir. Mais dans le zen, on n'y attache pas d'importance.

Non! Je ne le pense pas. Le petit enfant est attiré par la nourriture, par le sein de sa mère. L'adolescent est très sensible à la sexualité.

Les deux. Les Européens séparent toujours et créent un dualisme; mais en fait les deux attitudes sont nécessaires. Vouloir changer c'est avoir un but, et c'est inutile.

C'est tout le problème de la civilisation. Laquelle, de l'ancienne civilisation ou de la civilisation moderne vaut-elle mieux?

La pratique de zazen est la seule action absolue. Même si on veut faire dix mille bonnes actions, Ces bonnes actions restent difficiles à réaliser être gentil avec quelqu'un, par exemple...

Chacun doit comprendre par soi-même. On ne peut pas boire à la place de la vache. On la mène à la rivière, mais c'est elle qui doit boire. On doit comprendre par soi-même!

C'est le véritable ego qui comprend. C'est lui qui prend la décision. Socrate a dit : « Connais-toi toi-même. » C'est cela le problème essentiel de toute pensée spirituelle élevée.

Dans un vrai dojo, il y a une salle du Bouddha, une salle de conférences, une salle de cérémonies, plus le dojo où l'on pratique zazen.

C'est possible. Les illusions finissent vraiment dans le cercueil, mais il est important de les contrôler.

Le zen a toujours respecté et protégé la tradition.

Cela n'a pas de sens. On ne doit pas y apporter une signification quelconque, on doit mourir, c'est tout.

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Voici quelques deux-cent mondos (questions-réponses) entre Maitre Taisen Deshimaru et ses disciples.


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Tozan

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Questions au maitre zen Kosen

Boddidharma, moine bouddhiste indien, fondateur en Chine de l'école Chan, courant contemplatif du mahāyāna, devenu le Zen.

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