De nombreuses études et livres ont été publiés sur les bienfaits de la méditation, notamment la méditation zen (zazen), et sa relation avec le bien-être.
Il est prouvé que la méditation, par une pratique régulière, apporte de nombreux bienfaits à notre équilibre mental.
Elle conduit à un état de calme, d’attention et de concentration plus élevé, une meilleure gestion de nos émotions et une réduction du stress.
Cependant, le terme méditation
est aujourd’hui très large. Il recouvre une multitude de techniques et de pratiques qui n’ont pas toutes les mêmes vertus ni la même efficacité. Cette page présente les bienfaits de la méditation zen (zazen).
Musclez votre concentration
Le monde actuel met à mal notre faculté de concentration et gaspille notre attention.
Entre les notifications de messageries et d’appels, les applications de réseaux sociaux et leur contenu infini, les vidéos sur Internet, les séries et les films illimités, etc., il y a de quoi facilement lâcher l’instant présent.
Les salles de sports pour entretenir le corps sont nombreuses, de même que les tutoriels de fitness sur Internet, mais qu’en est-il de la musculation
de notre concentration ? On en parle plus rarement…
On peut en effet voir cette capacité essentielle comme un muscle fragilisé par toutes les distractions de la vie moderne. Les réseaux sociaux et les séries sont comme du sucre rapide. Trop en consommer diminue notre faculté de concentration.
Pratiquer la méditation peut donc être vu comme de la musculation de la concentration
. Dans notre vie personnelle autant que professionnelle, cela nous donne un avantage certain, dans toutes nos tâches et interactions sociales.
Et tout comme le sport, une pratique régulière est importante pour en ressentir les effets bénéfiques.
Lâcher-prise, un effet énergétique
Dans l’agitation de la vie, le haut du corps, au niveau du plexus solaire, est souvent plus ou moins crispé, bloqué. Le bas-ventre, le hara, source d’énergie, se retrouve alors isolé.
Cette coupure entre le bas et le haut est signe de complications dans notre vie quotidienne, de brouillard mental.
Le zazen, par la concentration sur le corps et la respiration, crée un lâcher-prise qui reconnecte le plexus solaire avec le bas-ventre. L’énergie stagnante du haut du corps retrouve alors sa source et circule dans tout le corps avec une fraîcheur renouvelée.
Le zen, sans but ni esprit de profit
Parler de bénéfices
de la méditation, contredit plus ou moins les principes au cœur même de la méditation zen (zazen) : shikantaza, simplement s’asseoir, et mushotoku, sans but ni esprit de profit.
Car à la fin, qui reçoit ces bénéfices ? Le zen, ce n’est pas tant une recherche de bénéfices pour soi qu’une perception de sa véritable nature : l’impermanence de l’ego.
En zazen, il convient de ne pas rechercher quoi que ce soit. Ni un état spécial, ni un bénéfice personnel, ni même l’éveil. Simplement s’asseoir ici et maintenant, concentré sur le corps et la respiration, en laissant passer les pensées, tels des nuages qui passent devant une montagne.
C’est quand on ne recherche rien qu’on peut vraiment lâcher prise. Quand le je
arrête de vouloir saisir ou rejeter les pensées, les désirs ou les émotions qui surgissent spontanément.
Quand l’esprit ne recherche rien, le véritable esprit apparaît.
Sutra du diamant
Cependant, quand on débute dans le zen, avoir un but est inévitable et même nécessaire. C’est ce qui nous fait avancer, bouger. Pratiquer fréquemment le zazen aide effectivement à mieux nous sentir dans notre vie.
Mais à force de pratiquer cette méditation, il y a réalisation que l’ego est sans substance, impermanent, qu’il n’existe que par mouvement du karma et par interdépendance avec les autres.
Assis en zazen, on laisse passer les pensées, sans action volontaire, simplement concentré sur le corps et la respiration. Totalement absorbé ici et maintenant, on entend sans écouter, on voit sans regarder. Au-delà de la pensée et de la non-pensée (hishiryo), on retrouve la condition naturelle de l’être humain : une joie sans objet, profonde et durable, au-delà du bien et du mal.
Être zen
Dans la vie quotidienne, être zen, c’est accepter les choses telles qu’elles sont. Ne plus courir sans cesse après les plaisirs temporaires, ne plus fuir les souffrances, mais ne pas les rechercher non plus. C’est vivre dans l’instant présent, en faisant ce qu’on a à faire, sans penser à autre chose.
C’est devenir intime avec soi-même, avec la nature de son ego, le je
. Cela nous amène à apprécier davantage le monde qui nous entoure, en le découvrant tel qu’il est, et non déformé par les lunettes teintées de nos préjugés.
Accepter le monde tel qu’il est nous rend libres de ne pas accepter aveuglément les prescriptions que l’on nous fait depuis notre naissance, de ne pas nous laisser abuser par les autres… ou par nous-mêmes ! On a donc le choix de ne pas se laisser entraîner dans des cercles vicieux dont on ne peut sortir, jusqu’à la mort.
Être zen, c’est savoir s’oublier soi-même et se concentrer sur une seule chose. Savoir pourquoi on fait les choses, puis agir sans doute ni regret. Ne pas douter, c’est aussi équilibrer la peur et le courage.
Être zen, c’est savoir faire le silence à l’intérieur de soi. Notre vraie dimension apparaît alors, comme si les mots l’avaient maintenue cachée jusqu’alors.
Essayer par soi-même
Parler de méditation, c’est bien, mais mieux vaut essayer par soi-même pour ne pas s’en tenir aux avis extérieurs.
Comme ne pas se contenter de la description du goût d’une pomme, mais faire l’expérience de manger le fruit soi-même, de le comprendre avec tout son être. Ne pas rester dans une compréhension intellectuelle limitée.
Par où commencer ?
