Question
Yoka Daishi a déclaré : « la vraie liberté de ku [vacuité, vide] chasse la relation de cause à effet, tout est alors en parfaite confusion et désordre et apporte catastrophe abominable. » Ceux qui rejettent la relation de cause à effet coupent les bonnes racines dans le bouddha-dharma. Comment ces gens pourraient-ils alors être considérés comme les petits-fils des bouddhas et des patriarches ? »
Alors que je croyais avoir compris que ku était l'ordre cosmique, c'est à dire l'éternel fonctionnement mais sans le karma humain. Comment se ferait-il dans ce cas qu'il y ait confusion et désordre ?
Et pour ce qui du bon karma, j'en suis arrivé à la conclusion que toute action faite sans but ni esprit ne profit ne peut être ni produite par le karma ni être productrice de karma. C'est a mon sens le mieux qu'un humain puisse faire. C'est s’effacer pour laisser place à l'ordre cosmique qui est parfait en soi . Je ne vois donc pas a quoi peut ressembler du bon karma.
Tout ca est en complète contradiction avec ce que dis Yoka Daishi. Si vous aviez la bonté de m'éclairer sur ces 2 points, je vous en serais très reconnaissant .
Merci
anonyme
Réponse de maitre Kosen
Yoka dit : la compréhension de ku (qui est notre structure fondamentale), engendre en nous une liberté intérieure si puissante qu'elle peut aller jusqu’à nous éveiller au fait que notre karma et nos actes passés sont pure illusion et n'ont jamais existé. Mais dans l'éthique et l'enseignement profond des patriarches, le moine doit, malgré "ce sentiment de liberté" engendré par l'éveil continuer à considérer la loi de cause à effet. S'il s'attachait à cet éveil et à ku il tomberait dans le piège. Il faut rapidement transcender son propre éveil et se remettre au boulot.
Kosen