QUESTION (résumée) :
Comment fait-on la distinction entre le réel et l'illusion ?
QUESTION (originale) :
Comment faire la distinction entre une expérience de satori et des illusions de l'esprit ? Je ressens souvent comme si je faisais l'expérience d'une unité intergalactique dans un pays d'un million de Bouddhas. Malheureusement, pendant mes études universitaires de psychologie, j'ai appris que de tels états d'esprit sont synonymes de schyzophrénie, hallucinations et usage de drogues hallucinogènes. Comment fait-on la distinction entre le réel et l'illusion ?
REPONSE :
Il est difficile d'accepter et encore plus de comprendre que le réel et l'illusoire ne sont pas de nature différente. Un sage est un schizophrène qui a su harmoniser sa folie à la folie socialement reconnue et ainsi ne pas se faire enfermer. Savoir contrôler sa folie et tenir compte de la folie des autres, c'est ce qu'on appelle à juste titre de la sagesse.
Prenons comme métaphore l'exemple de deux musiciens : Le premier va jouer sa partie mais il est incapable d'écouter l'orchestre, ni de s'harmoniser au rythme général. Il perdra très rapidement son boulot de musicien et pourra tout au plus avec un peu de chance devenir flic à un carrefour et jouer du sifflet et de la matraque. Peut-être qu'alors, avec le prestige et l'autorité que lui confère l'uniforme, il réussira à se faire écouter. Le deuxième est un génie. Il s'appelle Yehudi ou Chet ou Louis . L'orchestre commence et prend le rythme indiqué sur la partition. Bon. Le public qui attend patiemment la vedette commence à s'emmerder. Mais soudain, il arrive et on entend sa sonorité inimitable. Il bouleverse le rythme et semble jouer en toute liberté, sans même s'occuper d'aucune règle. L'orchestre semble dynamisé et s'harmonise avec l'artiste comme un seul homme. Le génie, tout comme le fou, n'écoute pas les autres mais il a un secret qui le différencie de ce dernier : lui, il entend.
Alors, pourquoi le génie n'aime-t-il pas les flics ? ça, c'est un problème auquel il faudrait plus de temps pour répondre.
KOSEN!