QUESTION (résumée) :

5) Peut-on pratiquer et cependant faire des expériences sociales et humaines?

QUESTION (originale) :

Je vous admire d'avoir su créer une communauté, même si vous ne l'avez pas voulu, même si vos fidèles sont venus comme les papillons attirés par la flamme. Je vous admire encore plus si vous l'avez voulu. Mais, je vous le demande, cette vie en communauté, cette vie où tout est à expérimenter, mais au sein de la communauté, comment savoir que ce n'est pas une vie enfermée? Parce que cette nana qui veut un bébé, qui a un métier, est-elle paumée ? Vous aller penser que c'est de la mauvaise foi : vous n'avez jamais recommandé de ne pas faire de bébé ! vous n'avez jamais recommandé de ne pas avoir de métier ! ! vous n'avez jamais obligé les disciples à venir se blottir comme les moutons dans la bergerie bien chaude ! ! ! Mais CONCRETEMENT ? Comment peut-on concilier un métier, un bébé, le camp d'été, le camp de chaque saison ?



REPONSE :

Dans les temps anciens, le Zen était réservé exclusivement aux moines qui n'avaient évidement pas le droit de se marier ni d'avoir une vie civile. Maître Kodo Sawaki en a voulu autrement et a commencé à enseigner dans les universités et aux laïcs de toutes souches (acteurs, gueshas...). Il a même eu comme disciple, après la guerre, un ministre des finances qui aujourd'hui est un maître zen éminent au Japon. Ce fut pour le Zen une véritable révolution. Maître Deshimaru a suivi son exemple et a transmis cet enseignement aux laïcs français et européens. Moi-même, je suis l'exemple de mon maître et dois affronter les difficultés que cela comporte mais, à mon sens : quelle richesse pour le Zen et quelle richesse pour la société!




KOSEN!

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