QUESTION (résumée) :

zen et vie quotidienne

QUESTION (originale) :

Tout d'abord, je tiens à vous remercier de la réponse que vous m'avez faite concernant mon interrogation de ne voir quiconque pratiquer Zazen sur une chaise dans un dojo, voire, un monastère. Cela m'a permis d'aller de l'avant, de pousser les portes d'un dojo, sûrement celui d'un monastère bientôt. J'en suis très heureux, l'aventure continue malgré tout. Encore merci
J'ai connu cet état dont vous faites référence. Celui où l'esprit se réveille le matin, calme et serein, sans pensée où la nuit s'est écoulée comme en Zazen: sans rêves.
Ecoute totale de l'autre, l'esprit calme et serein puisqu'il n'a rien à dire.
Qui parlerait de solitude alors qu'il y a la vie partout. A l'époque, les arbres me faisaient même sourire.
J'ai donc vécu cela à un moment de ma vie, une époque où je vivais seul. Puis, j'ai rencontré une femme qui est devenue ma compagne au quotidien. Cet état m'a progressivement quitté. Que s'est il passé? J'ai le sentiment que l'esprit ne peut être libre s'il est dépendant. Que dépendance engendre désordre et confusion comme une fièvre est le signe d'un syndrome infectieux. Que l'amour ne peut avoir d'objet. Suis je dans l'erreur ou bien l'esprit a t-il besoin de maturité pour se réaliser comme un grain de raisin qui ne peut éclater que s'il est bien mûr.

Je sens frôler la réponse.
Je ne sais comment vous remercier d'avance à la réponse que vous m'apporterez. Cette énigme me hante depuis si longtemps.
Quel bonheur que celui de vous avoir rencontré.


REPONSE :

Pourquoi ais je suivi, aimé et choisi maître Deshimaru plutôt qu'un autre maître? J'en ai rencontré beaucoup d'autres…

Parce qu’il nous a toujours exhorté à confronter la pratique et la voie à notre vie ordinaire et à nos problèmes séculiers.
Voilà pourquoi une voie qui ferait de nous des personnes spéciales coupées du monde et ne pouvant s’adapter à aucune situation complexe, ne me paraît pas authentique.
Si vous aspirez à une sagesse et à une paix absolue, vous ne devez rien rejeter, mais toujours vous adapter de la meilleure manière à la situation tout en préservant fermement votre pratique et votre foi.
C’est ainsi que mes disciples pratiquent encore aujourd’hui, en suivant l’enseignement de Kodo Sawaki de maître Deshimaru et de moi-même.
Exemple ; maître Keisen Vuillemin devenu maître zen à ce jour, n’a jamais négligé ses responsabilités familiales ni son travail et sa responsabilité au plus haut niveau dans la construction de l’accélérateur de particules du CERN, qu’il a mené a son terme, et jamais depuis vingt ans il n’a manqué un zazen ou une sesshin.


KOSEN!

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