QUESTION (résumée) :

suite "qui est égoïste?"

QUESTION (originale) :

Tout d'abord, je tenais à vous remercier de votre réponse ma question intitulée 'qui est égoïste?'. Je voulais aussi vous faire part d'une certaine surprise : pourquoi avez-vous pensé que je suis l'homme de l'histoire que je vous ai racontée? C'est étrange et cela m'a fait sourire... Je fais bien partie du trio décrit, mais pas du coté que vous l'avez imaginé.
Je suis celle qu'on appelle X, celle qui vit mal de devoir mentir concernant l'homme depuis 3 ans mais qui ne parvient pas à s'en détacher.

Voici qqs précisions :
Je n'ai jamais demandé à l'homme de se séparer physiquement (id est : de ne plus partager le toit) de la femme, juste d'éclaircir la situation aux yeux de tous. La femme le lui a déconseillé. Elle pense que les enfants (âgés maintenant de 9 à 20 ans) ne pourraient pas comprendre, que ce ne serait pas 'gérable'... Je comprends très bien qu'elle souhaite encore être dégagée de la vie matérielle quotidienne pour suivre la Voie. Mais je commence à penser à une manipulation de sa part et, qu'en agissant ainsi, elle pousse l'homme à la culpabilité et lui demande un bien grand sacrifice, à lui et aux enfants aussi. N'ont-ils pas, eux aussi, droit à la vérité sur leur père?
Droit également à un modèle de vie de famille et de couple dans laquelle les adultes ne sont pas des personnes asexuées qui, depuis 5 ans, font lit à part, n'ont plus aucun contact physique, et ne partagent plus ni tendresse ni temps en dehors des anniversaires et des fêtes de fin d'année? Je suis sceptique. J'ai la sensation que cette attitude va à l'encontre des vœux de bodhisattva (vœu de ne pas mentir, vœu de faire passer autrui avant soi même...)
J'ai la sensation également d'une situation inextricable. L'homme aussi. Et sa seule réponse à cette impasse est une nouvelle tentative de rupture avec moi, pour tenter de me libérer de lui... embourbé qu'il est dans sa peur d'agir égoïstement... Mais, nous continuons à nous voir, à échanger... Nous sommes tous les deux malheureux...
Ma question est la suivante : la vérité est-elle vraiment toujours bonne à dire aux enfants? Quel que soit seul âge? A l'adolescence, par exemple, certaines révélations peuvent être difficiles à entendre, non? Je ne veux surtout pas faire de mal à ces enfants que j'aime beaucoup.

A leur mère et à leur père non plus, bien sur.


Encore merci


REPONSE :

Écoutez à nous deux on pourrait écrire une série télé...

La vérité est-elle vraiment toujours bonne à dire aux enfants?

Qu’est ce que la vérité? Celle des parents qui sont incapables de la définir pour eux-mêmes?
Je pense que la vérité pour les enfants est beaucoup plus intuitive et s'apparente d'avantage à la justesse d'un accord qui sonne harmonieusement à l’oreille. Ils s'en foutent des mots et des justifications et des complications des parents. Les enfants sont eux aussi égoïstes et veulent en priorité être aimés et aussi penser que tout va bien pour leurs parents, et aussi qu'ils n'ont pas de soucis à se faire pour ceux qui doivent les aimer.
Dans les écoles il ya plus de 50% d'enfants de parents séparés. Parfois ils s'entendent mieux avec leur belle-mère ou avec leur beau-père qui leur apportent souvent quelque chose de précieux.
Réunissez-vous tous les trois, présentez-vous chacun et dites tout ce que vous avez sur le cœur et en fin de compte accouplez-vous ou séparez-vous selon l'évidence d'un bonheur simple. La vie et le temps ne doivent pas être gâchés, le bonheur simple n'a jamais fait de mal à personne, une relation bancale en revanche est néfaste en général. Il me semble d'après votre version des faits que la femme veut le beurre et l'argent du beurre et qu'elle est enfermée dans une vision dogmatique de ce que pourrait être la voie comme quelque chose de séparée de la vraie vie alors que la voie c'est la vie ordinaire elle-même. Que l'homme se complait dans cette relation névrotique et qu'il aime être frustré et que vous, vous n'arrivez pas à vous définir dans cette relation à trois. Et pourquoi n'aurait-il pas deux femmes si tout le monde est d'accord et que vous le vivez bien? En parler aux enfants? Pas forcément nécessaire de parler, si ça fonctionne bien il n'y a rien à dire. Si les enfants vous questionnent, dites-leur seulement la vérité, ça suffira.

KOSEN!

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