| QUESTION : Vous et les autres godos |
| Pourquoi êtes vous en mauvais termes avec les autres maîtres zen? N'est-il pas nécessaire que vous montriez l'exemple? |
| REPONSE : |
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J’ai finalement compris que l’école zen Soto Japonaise n’avait que peu de points communs avec l’enseignement authentique des patriarches et de la transmission que j’ai étudié de maître Deshimaru et de maître Kodo Sawaki. Si les grades d’une école permettaient d’accéder au statut de successeur patriarche, Bodhidarma n’aurait pas dit non à l’empereur et ne serait pas allé à Shorinji. Encourager chez des pratiquants sincères la compétition et la hiérarchie les menant à mépriser ceux qui ont un grade inférieur et à se faire humilier par ceux qui ont un grade supérieur c’est une méthode inefficace et diabolique. Ça n’est pas ce que m’ont enseigné maître Deshimaru zenji et maître Rempo Niwa zenji. Maître Niwa autant que maître Deshimaru m’ont accepté, tout barbare que j’étais et m'ont patiemment rendu divin pour les générations futures. Ils ont non seulement sauvé ma vie et mon âme, mais également celle de l’humanité tout entière. Pensez-vous que j’accepterais aujourd’hui d’arborer un grade supérieur à celui de mon propre maître dans le Dharma ? Un grade supérieur à celui de Dogen lui-même ? Alors que je n’aurais appris qu’une chorégraphie bien réglée. Je pense que faire une carrière d’ecclésiastique dans une église japonaise et suivre la voie des maîtres et des patriarches, sont deux chemins différents. D’autant plus que le terme Soto fait référence à une transmission qui n’a pas dépassé deux générations, puisque c’est en fait Ungo Doyo qui a continué la vraie transmission. Tout cela ne m’empêche pas d’entretenir avec l’école Soto et avec ceux qui ont choisi de la suivre des relations diplomatiques et courtoises. KOSEN! |